<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Petit Guide 2012 de la Transparence Électorale &#187; Fraude</title>
	<atom:link href="https://pgte.lautreelection.fr/?cat=36&#038;feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://pgte.lautreelection.fr</link>
	<description>- Bienvenue sur Le Petit Guide 2012  de la Transparence Électorale -</description>
	<lastBuildDate>Fri, 07 Dec 2012 10:48:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.4.2</generator>
		<item>
		<title>Interview de Maxime Filandrov, président de l&#8217;association Russie-Libertés</title>
		<link>https://pgte.lautreelection.fr/?p=1644</link>
		<comments>https://pgte.lautreelection.fr/?p=1644#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 17:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enjeux]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pgte.lautreelection.fr/?p=1644</guid>
		<description><![CDATA[Par Sophie Levy © World Economic Forum Russie-Libertés est une jeune association basée à Paris qui se bat pour l&#8217;organisation d&#8217;élections libres et transparentes. Son président, Maxime Filandrov, est aussi expert électoral pour l&#8217;OSCE et l&#8217;UE, il explique ici comment la Russie en est arrivée à ce niveau de contestation. Maxime Filandrov est franco-russe. Il ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Sophie Levy<br />
<br/></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/flickr-3234710388-hd1.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1302" title="Visuel-article-maison-russie-2" src="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/flickr-3234710388-hd1.jpg" alt="" width="650" height="170" /></a></p>
<p>© World Economic Forum<br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://russie-libertes.org/" title="lien-site-russie-libertes" target="_blank">Russie-Libertés</a> est une jeune association basée à Paris qui se bat pour l&rsquo;organisation d&rsquo;élections libres et transparentes. Son président, Maxime Filandrov, est aussi expert électoral pour l&rsquo;OSCE et l&rsquo;UE, il explique ici comment la Russie en est arrivée à ce niveau de contestation.<br />
<br/><br />
<iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F50395138&amp;auto_play=false&amp;show_artwork=true&amp;color=ff7700"></iframe><br />
<br/><br />
Maxime Filandrov est franco-russe. Il a donc voté à Saint-Pétersbourg lors du scrutin présidentiel et a pu constater des fraudes dans son propre bureau de vote.<br />
<br/><br />
<iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F50395327&amp;auto_play=false&amp;show_artwork=true&amp;color=ff7700"></iframe><br />
<br/></p>
<div class="more">
<div class="line"></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://pgte.lautreelection.fr/?feed=rss2&#038;p=1644</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La fraude électorale russe fait son strip-tease</title>
		<link>https://pgte.lautreelection.fr/?p=1640</link>
		<comments>https://pgte.lautreelection.fr/?p=1640#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 17:43:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enjeux]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pgte.lautreelection.fr/?p=1640</guid>
		<description><![CDATA[Par Anya Ayvazyan © World Economic Forum Dernier épisode de la ronde des dirigeants, chorégraphiée par le duo Poutine/Medvedev. La place Bolotnaya milite pour des élections justes &#8230;..La compréhension du scrutin présidentiel russe de 2012 exige un retour sur les élections législatives du 4 décembre 2011. Selon les ONG et les observateurs indépendants, celles-ci auraient ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Anya Ayvazyan<br />
<br/></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/Vladimir_Putin_at_the_World_Economic_Forum_Annual_Meeting_2009_002.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1297" title="Visuel-article-maison-russie-1" src="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/Vladimir_Putin_at_the_World_Economic_Forum_Annual_Meeting_2009_002.jpg" alt="" width="650" height="170" /></a></p>
<p>© World Economic Forum<br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dernier épisode de la ronde des dirigeants, chorégraphiée par le duo Poutine/Medvedev.</strong><br />
<br/><br />
<strong>La place Bolotnaya milite pour des élections justes</strong><br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>La compréhension du scrutin présidentiel russe de 2012 exige un retour sur les élections législatives du 4 décembre 2011. Selon les ONG et les observateurs indépendants, celles-ci auraient été massivement falsifiées. Tous les Russes se souviennent d’un épisode curieux : tandis qu&rsquo;une animatrice de télé annonçait les résultats détaillés de chaque région &#8211; stupeur ! &#8211; le parti présidentiel Russie Unie aurait recueilli un total de 146% des votes dans l&rsquo;une d&rsquo;elle! Une bourde révélatrice de l&rsquo;état de démocratie du pays.<br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Tout a commencé quelques mois avant les législatives, lorsqu&rsquo;un leader de l’opposition &#8211; le bloggeur Alexey Navalny &#8211; lança un appel incitant à ne pas voter pour le parti Russie Unie. La société civile se senti alors portée par un mouvement de contestation naissant. Mais au lendemain du scrutin, les Russes purent constater de nombreuses falsifications. La grogne s’intensifia. Le 10 décembre, près de 100 000 Moscovites ont participé au rassemblement pour des élections justes. Du jamais vu depuis plusieurs décennies. Cette manifestation sur la place Bolotnaya symbolisa le réveil d’une conscience politique qui auparavant était majoritairement indifférente aux manipulations du pouvoir.<br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>La victoire de Poutine restait pourtant acquise d&rsquo;avance : des médias à sa botte, des chaînes de télévision fédérales aux programmes orientés, des règles de libre-concurrence non respectées&#8230; Le directeur adjoint de l’ONG GOLOS (Organisation Civile de Défense des Lois et des Libertés) souligne d’ailleurs que <em>« d’importantes infractions ont été commises avant même le jour de l’élection »</em>. Les électeurs n’ont même pas assisté à de réelles confrontations entre les principaux candidats car Vladimir Poutine, à l’époque Premier Ministre, a refusé de participer aux débats publics.<br />
<br/><br />
<strong>Des méthodes de fraude multiples</strong><br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>En 2012, <em>« personne ne sait quels sont les résultats réels des présidentielles russes, et personne ne le saura jamais »</em> ajoute le militant de GOLOS. Le Mouvement Démocratique et Libéral espérait un second tour digne d&rsquo;une démocratie saine, mais Poutine a su l’éviter par tous les moyens.<br />
Les procédures de vote à domicile notamment &#8211; une option offerte à ceux qui ne peuvent se présenter aux bureaux de vote &#8211; représentent à elles seules 25% des falsifications constatées par les correspondants de GOLOS. Ainsi, le pourcentage de « malades » a considérablement augmenté depuis les élections législatives de décembre 2011 : 1, 5 millions des Russes se sont sentis brutalement incapables de venir jusqu&rsquo;aux urnes. Dans certaines régions comme le Caucase du Nord, le Daghestan ou l’Ingouchie, leur nombre a augmenté de 300%. Une situation qui simplifie très largement la « correction » des résultats par les pouvoirs locaux chargés de recueillir les bulletins de ces votants.<br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Autre problème majeur pour les observateurs : le « bourrage d’urnes ». Le seul recours possible en cas de doute consiste à vérifier les chiffres présentés par le responsable du bureau de vote qui par ailleurs n’est pas obligé de s’expliquer sur le décompte des bulletins. Seuls les observateurs indépendants présents lors des journée électorales peuvent donc prétendre dénoncer les fraudes prises sur le fait. L’ONG GOLOS en a construit <a href="http://www.kartanarusheniy.org/2012-03-04" title="lien-cartographie-fraude-golos-russie" target="_blank">une cartographie</a> : Moscou vient en tête accompagnée de Saint-Petersbourg et suivie des régions de Samara et Krasnodar, les localités les mieux couvertes par les observateurs. Les bénévoles de GOLOS ont reçu plus de 5200 messages  témoignant d’infractions!<br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Une troisième méthode utilisée par le pouvoir fut la technique dite du « carrousel » ou « vote multiple ». Elle consiste à mobiliser des votants qui circulent entre les différents bureaux pour exercer leur devoir citoyen dans chacun d’entre eux. Le cas a été suffisamment massif pour entrainer des embouteillages dans certaines artères de la capitale. Une fraude décomplexée dont les organisateurs ne se cachaient pas, laissant numéros de téléphone, liste des participants et lieux de rassemblement disponibles sur Internet.<br />
La pratique s’est aussi largement répandue dans les résidences universitaires où l’on craint le vote d’une jeunesse majoritairement favorable aux forces d’opposition. A l’Université de Moscou, ces combines ont provoqué de fortes altercations entre les étudiants et l’administration scolaire pro-Poutine.<br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Mais la fraude peut être plus grossière encore : les autorités se sont simplement contentées de corriger les résultats à la fin de la journée. <em>« J’ai été obligée de falsifier les résultats, sinon j’aurais pu perdre mon travail »</em>, avoue une enseignante responsable d&rsquo;un bureau de vote. Certains professeurs, sous la pression du directeur, ont été forcés de présenter des résultats incorrects. <em>« Ils ont promis 25 000 roubles pour chacun, mais nous avons reçu seulement 20 000 pour 5 personnes »</em>, précise-t-elle (NDRL : le salaire mensuel d&rsquo;un instituteur est d&rsquo;environ 40 000 roubles).<br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Après cette période électorale, la fonction d’observateur est devenue un élément important de la société russe. Jamais auparavant elle n&rsquo;avait été aussi populaire. Des Moscovites volontaires sont partis dans les régions lointaines pour combattre la fraude dans le cadre des scrutins locaux qui ont suivi. Parmi eux, on retrouve de nombreuses stars comme Leonid Parfenov, écrivain, animateur de télé, activiste et opposant. Tout le monde a pu le suivre grâce aux caméras installées dans les différents bureaux de vote, une mesure prise par le gouvernement espérant apaiser la protestation. Pourtant, les caméras mêmes n’ont pas su freiner les falsificateurs. Des millions de Russes ont ainsi eu la possibilité d’observer les fraudes en direct. Une vraie <em>« Loft Story »</em> électorale!<br />
<br/><br />
<strong>Les votes &laquo;&nbsp;bizarres&nbsp;&raquo; de Poutine</strong><br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>L’expert indépendant et physicien Sergey Chpilkin estime qu’à peu près 9 millions des votes de Poutine sont « bizarres ». Selon l’analyste, son score réel serait de 57, 5% (au lieu de 63, 5%). Les écarts entre les votes recueillis par Vladimir Poutine à la capitale et dans certaines régions périphériques comme la Tchétchénie posent également question : respectivement 47%  et 99, 8%. D&rsquo;un côté, des milliers d’observateurs et de l&rsquo;autre, le contrôle total du pouvoir local. <em>« Les observateurs dans le Caucase risquaient des représailles violentes »</em>, précise le directeur adjoint de l’ONG GOLOS.<em> « Si ces élections avaient été libres, le pouvoir aurait pu avoir pas mal de problèmes »</em>, pense-t-il.<br />
<br/><br />
<span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Mais aujourd&rsquo;hui la vraie menace pour le pouvoir en place serait plutôt à chercher du côté des leaders de la contestation, ces opposants « hors système » qui n&rsquo;ont pu se présenter à l&rsquo;élection présidentielle mais qui, depuis l&rsquo;élection, manifestent sans relâche.<br />
<br/></p>
<div class="more">
<div class="line">
</div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/anya.ayvazyan.jpg"><img class="alignleft  wp-image-470" style="border-width: 1px; border-color: black; border-style: solid;" title="Portrait-anya-avazyan-russie" src="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/anya.ayvazyan.jpg" alt="" width="84" height="84" /></a></p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;">Anya Ayvazyan est journaliste pour les rédactions russes de <em><a href="http://www.russian.rfi.fr/auteur/anna-aivazyan" title="lien-rfi-anya-ayvazyan" target="_blank">RFI</a></em> et <em><a href="http://newtimes.ru/authors/detail/56386/" title="lien-new-york-times-anna-ayvazyan" target="_blank">The New-York Times</a></em>.
<p>
<br/><br />
<br/></p>
<div class="more">
<div class="line"></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://pgte.lautreelection.fr/?feed=rss2&#038;p=1640</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quand la dictature iranienne se pare de démocratie</title>
		<link>https://pgte.lautreelection.fr/?p=1620</link>
		<comments>https://pgte.lautreelection.fr/?p=1620#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 17:26:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enjeux]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pgte.lautreelection.fr/?p=1620</guid>
		<description><![CDATA[Par Céline Lemaire © Céline Lemaire, Progress in work Les élections législatives ont eu lieu, mais entre conservateurs. Tandis qu&#8217;une lutte de pouvoir oppose le parti du président Mahmoud Ahmadinejad aux islamistes, les réformistes et le Mouvement Vert ont été écartés de la campagne. Sous ses faux airs démocratiques, ce scrutin appuie l&#8217;oppression que subit ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Céline Lemaire<br />
<br/></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/MG_6978-copie.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-541" title="En-tete-article-iran" src="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/MG_6978-copie.jpg" alt="" width="900" height="170" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>© Céline Lemaire, Progress in work</em></p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les élections législatives ont eu lieu, mais entre conservateurs. Tandis qu&rsquo;une lutte de pouvoir oppose le parti du président Mahmoud Ahmadinejad aux islamistes, les réformistes et le Mouvement Vert ont été écartés de la campagne. Sous ses faux airs démocratiques, ce scrutin appuie l&rsquo;oppression que subit la population iranienne.</strong></p>
<p><br/><br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Les 2 mars et 4 mai 2012, les Iraniens ont élu les membres de leur Parlement, le <em>Majlis</em>. Une parodie de processus démocratique durant laquelle ils ont dû choisir entre les islamistes pro-Ahmadinejad et les islamistes conservateurs. En Iran, la démocratie n&rsquo;a pas beaucoup progressé depuis l&rsquo;élection présidentielle de 2009, où des manifestations avaient été sévèrement réprimées après que le Mouvement Vert ait dénoncé le trucage des résultats. Depuis, le régime a poursuivi son œuvre d&rsquo;emprisonnement des opposants et de façonnement des cerveaux, en supprimant certains enseignements à l’université par exemple. Passé maître dans l’art de la propagande et de la censure, l’Iran est 175ème sur 179 pays au classement de la liberté de la presse.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Répression et intimidation</strong></p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Durant la campagne législative de 2012, la répression a battu son plein. Blogueurs, journalistes, syndicalistes, avocats, intellectuels, et même certains amis d&rsquo;Ahmadinejad ont été arrêtés. Les coupures d’Internet et les censures se sont multipliées. Cette année pourtant, le peuple ne s’est pas levé. Le Mouvement Vert a-t-il été bâillonné ? Pour Kianoush Rameziani, caricaturiste iranien en exil à Paris, les opposants sont toujours nombreux et ceux qui ne sont pas en prison cherchent de nouveaux modes d’expression. Pour lui, la jeunesse de Téhéran oppose aujourd’hui une résistance plus subtile au régime. Les gestes les plus anodins de la vie quotidienne &#8211; boire un verre de vin, assister à un concert non autorisé, ou porter le voile d’une certaine façon &#8211; ont valeur de slogan.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Sans journal libre et sans instance de contrôle indépendante, les chiffres ne sont pas vérifiables. Et en période électorale, le régime a la main-mise sur l’intégralité du dispositif. Frêles oiseaux en cage, les journalistes étrangers peuvent parfois rester parqués de longues heures dans leur hôtel. Certains électeurs prennent le relais et se jouent de la censure sur Internet. Sur leurs blogs, les citoyens-hakers racontent des épisodes aussi surprenants que <a title="lien-article-iran-1" href="http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201203/03/01-4502099-le-vainqueur-des-elections-iraniennes-layatollah-khamenei.php" target="_blank">celui d&rsquo;un blogueur</a> qui avait décidé de ne pas aller voter, mais qui s&rsquo;est vite exécuté lorsqu&rsquo;une urne lui a été livrée sur le pas de sa porte.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Fraude et corruption, les différents clans du camp conservateur s’en accusent mutuellement. <a title="lien-article-iran-2" href="http://www.lemonde.fr/international/article/2012/03/02/elections-iraniennes-la-cible-ahmadinejad_1649818_3210.html" target="_blank">Une aide</a> allouée aux pauvres fait office de carotte au bout de la matraque d’Ahmadinejad. Généreux père de patrie, son gouvernement leur verse l’équivalent de 28 euros par mois. Maigre cagnotte censée compenser l’inflation (officiellement évaluée à 21,6% et générée par les sanctions internationales).</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sélection (naturelle)</strong></p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>5 400 Iraniens dont 409 femmes ont souhaité se porter candidats à la députation en 2012. Un doux rêve pour un tiers d’entre eux. Deux instances ont en effet fait le tri. Le Ministère de l’Intérieur d’abord, qui en a écarté 750, puis le Conseil des gardiens de la Constitution -une assemblée de 12 juristes religieux &#8211; qui en a éliminés 1 150 autres, sans précision quant à la raison.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Cette dernière est à trouver dans le droit iranien, selon lequel les candidats doivent prêter serment de fidélité à la Constitution et reconnaître l’autorité du Guide Suprême, l’ayatollah Khamenei. Ils doivent d’abord être musulmans pratiquants (5 sièges représentant les minorités sont exemptés de cette règle). Tous les candidats doivent par ailleurs être en bonne santé et depuis cette année, disposer d&rsquo;un diplôme de master. Ils ne peuvent pas se présenter s’ils ont soutenu l’ancien régime (pré-islamique), sont de grands propriétaires terriens, appartiennent à des associations illégales, ont porté atteinte à l’État ou sont toxicomanes.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Privés de candidature, les leaders du Mouvement Vert ont appelé au boycott du scrutin. Pour le gouvernement, l’enjeu majeur est donc devenu la participation. Une fatwa selon laquelle « <em>ne pas voter est un péché</em> » a immédiatement été lancée. A quelques jours du vote, les citoyens ont reçu des <a title="lien-article-iran-3" href="http://www.lemonde.fr/international/article/2012/03/01/ali-khamenei-arbitre-de-l-affrontement-entre-ultraconservateurs-en-iran_1650443_3210.html" target="_blank">SMS aussi cocasses</a> que : « <em>Les États-Unis ne pourront envisager d’attaquer l’Iran que si la participation est inférieure à 50% !</em> ».</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conservateurs versus islamistes</strong></p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Cinq listes étaient en présence pour ces élections : le Front Uni conservateur et le Front de l’Endurance (tous deux proches du Guide Suprême Ali Khamenei), la Voix de la Nation (anti-Ahmadinejad), le Front de la Persistance (proche d’Ahmadinejad et du Guide) et le Front de monothéisme et de justice pro-Ahmadinejad.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Chose surprenante pour l’observateur non avisé : Ahmadinejad est considéré comme réformiste par les conservateurs, puisqu’il conteste l’autorité du Guide Suprême et est plus attaché selon eux à l’identité iranienne qu&rsquo;à l’identité islamique. Ils l’accusent ainsi de faire preuve de laxisme sur la question du vêtement islamique. En réaction à la fermeture de bars et restaurants qui accueillaient des femmes ne portant pas le hijab, Ahmadinejad a déclaré cet été que <em>« les autorités devaient laisser le choix au peuple. Si les gens ont le choix, il choisiront certainement la culture et les croyances iraniennes »</em>. Le camp conservateur lui reproche par ailleurs sa mauvaise gestion de la crise économique et la chute de 40% du rial entre octobre 2011 et mars 2012.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Pourtant, l&rsquo;opposition entre les deux camps tient plus de la lutte de pouvoir que de discordances fondamentales. En 2009, le Guide Suprême avait soutenu le président dont l&rsquo;élection était contestée. Mahmoud Ahmadinejad défendait alors les idées de ce dernier. Les hostilités ont débuté plus tard, en 2011, lorsque Ahmadinejad a voulu faire main basse sur deux piliers du pouvoir, le Ministère du pétrole et celui des renseignements. Depuis, la guerre est déclarée entre le président et le Guide Suprême, lequel se contenterait bien d’un président faible. Khamenei a d’ailleurs évoqué la possibilité de le faire élire par le Parlement plutôt qu’au suffrage universel, source selon lui d’une trop grande incertitude et d’une légitimité gênante.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des chiffres plus qu’incertains</strong></p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Les 2 mars et 4 mai, <a title="lien-article-iran-4" href="http://www.lemonde.fr/international/article/2012/03/05/iran-les-conservateurs-remportent-les-elections-legislatives_1651874_3210.html" target="_blank">290 députés ont été élus</a> pour quatre ans. Selon les autorités iraniennes, 60% des électeurs auraient pris part au vote, mais ce chiffre est difficilement vérifiable. Le soir de l’élection, les autorités annonçaient des <a title="lien-article-iran-5" href="http://keyhani.blog.lemonde.fr/2012/03/06/soupcons-de-fraude-sur-les-legislatives-iraniennes/" target="_blank">taux de participation différents et incohérents</a>. A Boroujerd par exemple, les autorité annonçaient 58% de votant et le gouverneur de la ville 68%. Du côté de la prison d&rsquo;Amol, 1500 bulletins de vote ont été recensés, pour 900 détenus seulement.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Selon les chiffres annoncés le 6 mai, le Front Uni pro-Khamenei a obtenu 65 sièges, contre 25 seulement pour le Front de la Persistance pro-Ahmadinejad. Particularité de la politique iranienne, les candidats peuvent se présenter sur les deux listes. Ceux-là ont remporté 61 sièges. Les indépendants disposent de 98 sièges, les minorités de 5 et divers conservateurs de 15. Les réformateurs ayant boycotté les urnes n’ont obtenu que 21 sièges, contre 60 dans la précédente Assemblée. Pour Mosstafa Najar, le Ministre de l’Intérieur, ces résultats sont «<em>une gifle infligée aux ennemis de la nation»</em>.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Pour le journaliste <a title="lien-article-iran-6" href="http://www.salon.com/writer/jason_rezaian/" target="_blank">Jason Rezaian</a>, la victoire des conservateurs peut être interprétée comme la réaction des Iraniens face à l’isolement mondial de leur pays. Une montée du nationalisme par réaction aux sanctions internationales et une revendication religieuse contre la puissance occidentale.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Mahmoud Ahmadinejad sort quant à lui très affaibli de cette élection. Pour lui, il s’agit désormais de tenter de se maintenir jusqu’en 2013. Ayant atteint la limite de deux mandats, il ne pourra plus se présenter. Amir Mohebian, éditorialiste pour le quotidien conservateur <em>Resalaat</em>, lui prête des intentions « <em>à la Poutine</em> ». Laisser sa place à un homme de confiance en 2013, puis revenir pour un autre mandat, en 2017.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Avec ou sans Ahmadinejad à la tête du pays, tout porte à croire que l’opposition restera largement à l’écart du jeu politique. Si comme le clame Kianoush Ramezani, les Iraniens ne doivent pas prendre les armes ; si aujourd’hui il est possible de renverser un dictateur par la seule force des nouvelles technologies, il reste à savoir comment s’exercera cette force.</p>
<p><br/><br />
<iframe frameborder="0" width="650" height="366" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xv3xj6"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xv3xj6_portrait-d-un-caricaturiste-iranien-en-exil-a-paris_news" target="_blank">Portrait d&#039;un caricaturiste iranien en exil &agrave;&#8230;</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Piw_Progress_In_Work" target="_blank">Piw_Progress_In_Work</a></i><br />
<br/></p>
<div class="more">
<div class="line"></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://pgte.lautreelection.fr/?feed=rss2&#038;p=1620</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>D&#8217;un corrupteur à l&#8217;autre ?</title>
		<link>https://pgte.lautreelection.fr/?p=1582</link>
		<comments>https://pgte.lautreelection.fr/?p=1582#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 16:18:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enjeux]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pgte.lautreelection.fr/?p=1582</guid>
		<description><![CDATA[Par Aurélie Fontaine © Eloïse Pelaud Au mois d’août 2012, Hillary Clinton en tournée en Afrique érigeait la démocratie sénégalaise en modèle pour le continent. Pourtant, un mois auparavant, cette image était entachée par une élection présidentielle houleuse. &#8230;..C&#8217;est un coup de fil qui en a étonné plus d&#8217;un, tant le président sortant voulait s&#8217;accrocher ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Aurélie Fontaine<br />
<br/></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/PHOTO-62.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-573" title="En-tete-article-senegal" src="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/PHOTO-62.jpg" alt="" width="900" height="170" /></a></p>
<p><em>© Eloïse Pelaud</em><br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au mois d’août 2012, Hillary Clinton en tournée en Afrique érigeait la démocratie sénégalaise en modèle pour le continent. Pourtant, un mois auparavant, cette image était entachée par une élection présidentielle houleuse.</strong></p>
<p><br/><br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>C&rsquo;est un coup de fil qui en a étonné plus d&rsquo;un, tant le président sortant voulait s&rsquo;accrocher au pouvoir. Le soir du second tour de la présidentielle, sans attendre les résultats officiels, Abdoulaye Wade, à la tête du pays depuis 2000, a appelé son challenger Macky Sall pour le féliciter de sa victoire : 65,8% à 34,2%.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;">Écouter ci-dessous l&rsquo;annonce de cet appel au quartier général de Macky Sall, le 25 mars. Dans la soirée, un des membres de l&rsquo;équipe du nouveau président prend le micro, s&rsquo;avance sur un balcon et crie à la foule, en <em>wolof</em> (langue la plus parlée au Sénégal) : « <em>Wade a téléphoné à Macky, nous avons gagné ! </em>»</p>
<p><br/><br />
<iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F68152693&amp;auto_play=false&amp;show_artwork=false&amp;color=ff7700"></iframe><em>© Aurélie Fontaine</em><br />
<br/><br />
<strong style="font-size: 17px;">De la crédibilité des institutions ?</strong><br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Pour se faire réélire, Wade, surnomé « le vieux » &#8211; officiellement 86 ans mais certainement deux ou trois ans de plus &#8211; n’a pas lésiné sur les moyens, portant au passage quelques coups à la démocratie sénégalaise, systématiquement citée en exemple dans une Afrique de l&rsquo;Ouest politiquement instable.</p>
<p style="text-align: justify;">Au coeur de la polémique : la légitimité d’Abdoulaye Wade à se présenter à un troisième mandat, alors que la Constitution en limite le nombre à deux. Le Conseil constitutionnel a finalement approuvé sa candidature, invalidant en même temps celle de Youssou Ndour, star mondiale de la chanson, officiellement pour défaut de signature : des décisions qui ont jeté le doute sur l&rsquo;indépendance du Conseil constitutionnel.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Par ailleurs, la répression violente des manifestations pré-électorales (6 à 15 morts) contre la candidature de Wade a également entaché l&rsquo;image du candidat. On pouvait voir les forces armées tirer des grenades lacrymogènes à bout portant, sans sommation. Des hommes habillés en civil, lourdement armés, sillonnaient le centre-ville en pick-up, sans que l&rsquo;on sache d&rsquo;où ils venaient.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Mais ce n&rsquo;est pas tout. Fin février, à Touba, la ville sainte de la confrérie musulmane mouride, un jeune responsable du parti de Macky Sall montre un sachet noir où sont entassées une centaine de cartes d&rsquo;électeurs : « <em>Je les ai récupérées après avoir surpris des membres des FAL 2012</em> (la coalition soutenant le candidat Abdoulaye Wade) <em>en train de les acheter dans une maison de quartier de la ville. Ils les rachetaient entre 2 000 et 3 000 francs CFA </em>(environ 4 euros)<em>, pour ainsi éviter que les gens n&rsquo;aillent voter ».</em> Une irrégularité à mettre en parallèle avec la distribution étrangement lente des cartes d&rsquo;électeurs. Résultat : un mois avant le second tour, près de 9% des 5,3 millions de cartes d&rsquo;électeurs n’avaient toujours pas été distribuées. La mission d&rsquo;observation électorale de l&rsquo;Union Européenne (MOE) a elle aussi constaté de nombreux cas d&rsquo;achat de voix le jour du scrutin, dans les villes de Kaffrine, Matam, Kanel, Nioro du rip.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>La MOE a également relevé une <em>« utilisation inappropriée des biens publics par la coalition du président sortant pour sa campagne et, dans une moindre mesure, par celle de son challenger ».</em> Par exemple, Wade a utilisé des voitures sans plaque d&rsquo;immatriculation et un hélicoptère de l’État à des fins électorales.</p>
<p><br/><br />
Ecoutez une des caravanes politiques, ici celle d&rsquo;Abdoulaye Wade, qui circule dans les rues de la capitale.<br />
<br/><br />
<iframe src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F67124730&amp;auto_play=false&amp;show_artwork=false&amp;color=ff7700" frameborder="no" scrolling="no" width="100%" height="166"></iframe><br />
<em>© Aurélie Fontaine</em><br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>À Dakar, la capitale, on pouvait observer un autre procédé de fraude. Quelques jours avant le vote, des cinquantaines de vieux cars, affrétés par le Parti Démocratique Sénégalais (PDS, parti de Wade), emmenaient dans leurs régions les électeurs. Le Parti offrait le transport et un peu d’argent, en espérant qu’en guise de reconnaissance ils glissent le bulletin Wade dans l&rsquo;urne.</p>
<p><br/><br />
À l&rsquo;université de Dakar, un de ces chauffeurs de bus explique.<br />
<br/><br />
<iframe src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F67124672&amp;auto_play=false&amp;show_artwork=false&amp;color=ff7700" frameborder="no" scrolling="no" width="100%" height="166"></iframe><em>© Aurélie Fontaine</em> <span class="Apple-style-span" style="color: #000000;">.</span><br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>La distribution d&rsquo;argent aux citoyens par les partis politiques est ici une pratique courante. La banalisation de cette corruption est notamment liée au niveau de vie des Sénégalais. 40% de la population est au chômage et 50% des Sénégalais vivent en dessous du seuil de pauvreté. L&rsquo;argent des politiques est donc une aide pour subvenir aux besoins de la famille.</p>
<p><br/><br />
<strong>La démocratie sauvée par la société civile</strong><br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>Dans cette course à la présidence, les politiques ont tenté d&rsquo;influencer le vote des électeurs par des moyens illégaux. Pourtant, l&rsquo;alternance démocratique a bien eu lieu.</p>
<p><em>« Les citoyens ont pris conscience de leur force et de leur responsabilité. L&rsquo;électeur voit de plus en plus l&rsquo;argent que lui donnent les politiques comme de l&rsquo;argent public, donc de l&rsquo;argent qui lui revient. Et une fois dans l&rsquo;isoloir, il votera selon sa conscience »,</em>souligne Mouhamadou Mbodj, le coordonateur du Forum Civil, la section sénégalaise de Transparency International.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est aussi à travers cette élection que des contre-pouvoirs sont montés en puissance. C&rsquo;est le cas du mouvement citoyen et apolitique <em>Y en a marre</em>, crée par trois trentenaires. Une de leurs batailles : que les jeunes s&rsquo;inscrivent sur les listes électorales pour pouvoir s&rsquo;exprimer, non pas dans la rue mais dans les urnes. Très écoutés, les <em>Y en a marre</em> ont finit par compter dans le jeu politique, tout en fédérant des milliers de jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, les journalistes nationaux, présents dans tous les bureaux de vote du pays lors du décompte des voix, permettaient aux Sénégalais d&rsquo;avoir une idée du résultat, sans que cela ne passe par le filtre de commissions électorales.</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un taxi de Dakar, une radio égrène les résultats du premier tour dans chaque ville, minutes par minutes. Écoutez ! </p>
<p><br/><br />
<iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F67124780&amp;auto_play=false&amp;show_artwork=false&amp;color=ff7700"></iframe><em>© Aurélie Fontaine</em><br />
<br/></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&#8230;..</span>L&rsquo;élection présidentielle de 2012 aura été la plus tendue de l&rsquo;histoire politique du Sénégal, mais les électeurs ont réussi leur pari : obtenir un changement par les urnes. Cependant, beaucoup d&rsquo;électeurs restent pessimistes. Ils craignent que le mandat de Sall ne soit qu&rsquo;une répétition de celui de Wade, Macky Sall ayant été Ministre des mines, porte-parole de la présidence et Premier Ministre sous Abdoulaye Wade.</p>
<p><br/><br />
Pour finir, écoutez le sketch d&rsquo;un comique sénégalais, à propos des présidents du pays.<br />
<br/><br />
<iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F67125005&amp;auto_play=false&amp;show_artwork=false&amp;color=ff7700"></iframe><em>© Aurélie Fontaine</em><br />
<br/></p>
<p style="text-align: center;">&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..</p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/photo-Aurélie1.jpg"><img class="alignleft  wp-image-575" title="Portrait-aurelie-fontaine-senegal" src="http://pgte.lautreelection.fr/wp-content/uploads/2012/11/photo-Aurélie1-150x150.jpg" alt="" width="105" height="105" /></a></p>
<p><br/></p>
<p style="text-align: left;">Aurélie Fontaine est journaliste et auteur du <a title="lien-aurelie-fontaine-senegal-1" href="http://blogs.rue89.com/oreilles-cote-ivoire">blog Des Oreilles en Côtes d&rsquo;Ivoire</a>.</p>
<p style="text-align: left;">Lisez aussi son article <a title="lien-aurelie-fontaine-senegal-2" href="http://www.rue89.com/2010/10/05/au-senegal-la-solitude-des-femmes-demigres-169365">&laquo;&nbsp;Au Sénégal, la solitude des femmes d&rsquo;émigrés&nbsp;&raquo;</a> sur Rue89.</p>
<p><br/><br />
<br/></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://pgte.lautreelection.fr/?feed=rss2&#038;p=1582</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
